Rechercher
  • lke107

EPHAD: Premières expériences dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes


Quatre étudiants en dernière année d’études au Ceeso Lyon partagent leurs expériences avant tout humaines où l’empathie et l’échange deviennent des techniques ostéopathiques à part entière.


Comment s’est passé l’accueil dans ce nouveau terrain de stage ?


Rosemary: Toute l’équipe soignante travaille au bien-être physique et surtout moral des personnes âgées. L’important est de travailler avec le cœur, et d’aller au-delà de la volonté seule d’effectuer un bon traitement ostéopathique: que l’échange, le contact avec le patient, la prise en charge avec la plus grande empathie étaient la priorité.

Antoine: L’accueil sur le lieu du stage a été chaleureux par l’ensemble du personnel et nous avons été acceptés par tous. Ce qui était attendu de nous était une attitude professionnelle et active, il fallait rapidement trouver notre place et nous intégrer à l’équipe. Il nous a fallu cependant un temps d’adaptation pour trouver nos marques et rentrer de pleins pieds dans ce stage.

Quelles attentes ont été émises par l’équipe soignante de l’EHPAD ?


Léa: L’équipe soignante attendait de nous un avis réfléchi sur l’EHPAD et le public gériatrique. Une implication auprès des patients plus humaine et bienveillante que mécanique.

Baptiste: Une implication dans les soins et dans la vie de l’EHPAD (en nous faisant participer à la relève), une bonne compréhension des problématiques rencontrées, un intéressement au patient et faire preuve d’empathie.

Quelles compétences sont particulièrement nécessaires dans la prise en charge ostéopathique de patients ?


Les conseils donnés étaient de travailler principalement par des techniques tissulaires et articulaires douces. J’ai pu me rendre compte de la différence de réponse des tissus entre les patients que nous voyons à l’école et les patients de l’EHPAD bien plus âgés et très peu actifs. À la différence du travail que l’on nous demande en clinique, je n’ai pas eu vraiment la sensation d’élaborer des schémas dysfonctionnels globaux, prenant en compte à la fois les douleurs du patient et son histoire. J’ai essayé en fin de compte de faire confiance à mes mains pour ressentir où se situaient les zones de tensions les plus importantes. C’est un travail qui m’est difficile et j’étais donc content de pouvoir m’y exercer. A l’issue des trois consultations, les patients ont tous exprimé leur satisfaction et souhaitaient poursuivre les consultations lors de ma prochaine visite. L’humour tient une grande place dans la relation soignants – soignés. Cela permet de rire et de dédramatiser des situations apportant une certaine légèreté aux soignants aussi.

Quelle a été votre plus grande satisfaction ?


Apporter un peu de compagnie à ces personnes qui se sentent seules et pouvoir les soulager de leurs maux. De voir la joie que cela peut procurer de savoir qu’on a passé une heure auprès d’eux.
J’ai constaté une grande simplicité chez les personnes âgées : Avoir une heure à partager avec nous les rendaient heureux. Une de mes patientes me répétait que mon sourire, la chaleur de mes mains et ma douceur lui faisaient du bien. Cela m’a fait beaucoup de bien aussi…
Ils étaient tous heureux d’avoir une personne qui leur accorde trois-quarts d’heure pour s’occuper de leur douleur, simplement d’avoir quelqu’un avec qui discuter. Une relation de confiance et d’échange se créée très vite, et permet de travailler dans des conditions agréables pour eux et pour moi.
103 vues0 commentaire
  • White Facebook Icon
  • White Google+ Icon
  • White Instagram Icon